La préservation du patrimoine que représentent en particulier les églises de nos villages exige un entretien régulier, notamment des huisseries que les agressions atmosphériques fragilisent d’autant plus que les précautions protectrices ne sont pas prises.
La peinture des huisseries est une bonne action de protection. C’est ce que la municipalité de Nocario a entrepris cette année en demandant à Pantaléon Alessandri, ébéniste réputé de Petricaggio et spécialisé dans la restauration de mobilier d’église, de repeindre les portes de l’église Saint Michel et de La Chapelle Saint Martin. Le travail est en cours à Erbaggio, mais les portes de Saint Michel ont été achevées récemment.
Pantaléon précise la délicate question du choix des couleurs : avec le temps, une modification importante des couleurs de base utilisées par les artisans, pigmentation d’ocres jaunes ou rouges principalement pour des raisons techniques et économiques, se manifeste. Les rouges clairs deviennent roses, les rouges vifs tournent au marron, les marrons au jaune. C’est pourquoi, plus pour un souci de fidélité aux choix originaux que pour des raisons esthétiques, les portes de Saint Michel ont été repeintes en un rouge satiné dont la brillance va s’estomper avec le temps.
Après la restauration des tableaux, des fresques et des boiseries, et la mise en place des vitraux réalisés par Robert Stefani, la peinture des quatre portes de l’église piévane redonne encore à ce vénérable monument, lieu de mémoire, de piété et de rassemblement communautaire, la beauté qui convient à ce bien commun de tous ceux attachés à la commune de Nocario, hier, aujourd’hui et demain.
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Un peu de neige Sur le san pedrone

TEMPI FÀ
Aimablement prêtées par Charly et Victor Marcelli quelques photos anciennes de figures du village peut être inconnues pour les jeunes générations mais qui rappelleront bien des souvenirs à beaucoup d’entre nous. Si certains se reconnaissent sur les photos, qu’ils nous le signalent. Nous complèterons les légendes.

Parue dans Géo, célébrissime photo de Françoise ramassant les châtaignes avec la « ruspaghjola » 
Les châtaignes sont chargées 
Cesaru nourrit ses cochons 
Jean-Thomas, Paul, Benoît et Charly s’affairent pour retirer le soies des cochons tués 
Avant de les utiliser, Françoise et Nounou nettoient les boyaux 
Léonard, Cesaru, Charly, Pierrot, Jean et Jacky se réjouissent 
Autour du fucone, Charly, Victor, Jacky, Anna 
Dernière Léonard, Fanfan 
Jacky célèbre la messe au sommet du San Pedrone 
Pause repas lors de la procession du Vendredi Saint 
Paulette, Françoise et Anna 
Les habitants du Casone se retrouvent autour du verre de l’amitié.
Heureuses fêtes
Pluie et vent
L’ automne aura été marqué côté météo par des périodes de grand vent et des pluies abondantes comme ces jours ci ou les ruisseaux descendant du San Pedrone se sont transformés en véritables torrents. En contrepartie il ne fait absolument pas froid annoncant un noël au balcon. Joyeuses fêtes de fin d’année à vous tous.
Sainte Barbe, entree dans l’hiver
Fidèles à leurs traditions, les habitants de Nocario se sont retrouvés pour célébrer leur sainte protectrice dans la chapelle qui porte son nom, au milieu du village. Ces rites immuables qu’accompagne le Père Piotr, assisté de Charly Marcelli, rassemblent les villageois dans une fraternité qui les unit et resserre les liens. Une forme de piété populaire qui permet, sans passer pour des zélateurs excessifs, d’exprimer une foi personnelle et profonde, la même qui animait nos ancêtres, porteurs comme nous aujourd’hui de la statue de la sainte, dans une modeste procession qui, pour une part, nous sanctifie nous aussi.
Sainte Barbe ou Barbara, selon la tradition, parce qu’elle refusait en tant que chrétienne d’adorer l’empereur, fut assassinée dans le cirque de Nicomédie en 235, et son bourreau fut aussitôt frappé par la foudre. C’est pourquoi tous ceux qui ont à maîtriser le feu, artificiers, artilleurs, sapeur-pompiers, la considèrent comme leur patronne. On l’invoque pour se protéger de la foudre dont on sait les colères funestes dans nos montagnes. Les chants et les prières de ce jour de décembre participeront sans doute à notre protection.
Récolte des châtaignes à Nucariu
Les potagers de nocario
Au coeur de nos villages de Castagniccia, lorsque les yeux se portent alentour, sous le maquis, chacun distingue les étages de culture soutenus par des murets, patiemment édifiés pierre à pierre par les anciens. La végétation, le passage des animaux divaguants, ont démoli une bonne part de ces murailles qui avaient aidé les ancêtres à redresser les pentes pour rendre la terre apte à la culture, et permettre à la population de croître, au point d’accueillir au XIXe siècle, dans l’étage entre 600 et 700m, près de 150 habitants au km2 (Recensement de l’année 1872).
C’est toujours avec une certaine nostalgie qu’en scrutant les flancs des collines on les imagine riches de champs, de vergers, de vignes et de potagers, d’autant que dans chaque famille des grands-parents ont raconté leur enfance, et l’abondance sans doute exaltée par le regard de la jeunesse, mais difficile à mettre en doute. Irriguée par les nombreux torrents et sources, rendue plus docile par le travail des hommes, la terre offrait la vie.
Ceux des habitants qui peuvent demeurer en permanence ou pour de longs séjours dans les villages, sont tentés par ce rêve ancien, encouragés par la méfiance actuelle à l’égard de l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation, le souci d’une nourriture saine, fraîche et goûteuse, issue de nos mains et non de lointaines usines.
Quelques habitants de Nocario tentent de faire revivre ces potagers de leur enfance, plus pour le plaisir d’effleurer un plant de tomate et en exhaler le vert parfum que vraiment pour se nourrir, mais aussi pour accomplir un geste essentiel, celui de se pencher vers le sol ou s’élabore silencieusement la sève primordiale dont dépend toute existence humaine.
En hommage à ces poètes, nous avons voulu visiter leurs jardins, petits ou grands, modestes ou plus ambitieux, soignés ou plus négligés, et vous en offrir quelques images, bien figées et imparfaites en regard des changements qu’offre leur contemplation en lumières, couleurs formes et parfums, espérant ainsi susciter d’autres envies de légumes, de fruits et de fleurs.
A suivre …
Vincent, un chercheur à Nocario
Saint laurent chaleureusement fete
Saint Laurent, sommé de remettre à l’empereur Valérien les biens de l’église, lui montra les pauvres et les malheureux secourus par elle, comme son unique bien. Il fut condamné au supplice, brûlé sur un grill, et saint Augustin écrit à son propos :
« Le feu matériel brûlait le corps du bienheureux Laurent, mais l’amour intérieur du Sauveur dont son coeur était enflammé adoucissait l’ardeur extérieure »
C’est ce que le Père Martin Ada, béninois de Cotonou, venu de Moltifao où il réside cet été, rappelait, aux habitants de Nocario rassemblés dans La Chapelle Saint Jean Baptiste de Celle e Pietricaggio, venus comme chaque année pour vénérer ce saint, comme le faisaient leurs anciens.
Cette fois-ci, il fut possible de faire le tour de la chapelle avec la statue du saint, après la messe, occasion pour le père Martin de demander son intercession pour la protection des habitants. Comme à l’accoutumée, la municipalité offrait une dégustation de frappe préparées par Manu, d’Erbaggio et cet excellent muscat qui anime les conversations amicales. Un court moment de fidélité aux traditions religieuses et de plaisir partagé. Merci à tous ceux qui ont contribué à la qualité de ce rassemblement.









