Souvenirs d’enfance à Nocario par Robert Stefani

Robert Stefani a marqué son attachement au village de Nocario par des actions dont beaucoup peuvent témoigner, et par des productions bien visibles dans les églises de nos hameaux : un mémorable « Rallye des cinq fontaines » le 21 juillet 2007 pour explorer le terrain de jeux de ceux qui ont passé tout ou partie de leur enfance à Nocario, la réalisation d’une vingtaine de vitraux qui ornent aujourd’hui Saint Michel, Sainte Barbe, Saint Martin et Saint Jean Baptiste, et son précieux témoignage pour l’article sur Solane que vous avez pu lire sur ce site.

Dans ses nombreux projets, il y avait celui de rédiger ses souvenirs d’une enfance passée à Nocario, afin de ne pas perdre ces moments de vie partagés avec bien des habitants du village, encore vivants ou trop tôt disparus. Depuis le mois de mai de cette année 2026, c’est chose faite. Outre le témoignage personnel de Robert, la relation de son vécu et celui de sa famille, vous trouverez dans cet ouvrage édité à compte d’auteur l’évocation de bien des personnages remarquables de Nocario, campés avec tendresse et observés avec justesse. Robert ne se contente pas du récit de ses souvenirs, il prend de temps à autre le recul de la réflexion, sur les êtres et les choses, afin de nous offrir, avec la nostalgie, l’ouverture à une méditation sur le temps qui transforme nos communautés et nos lieux de vie.

Plusieurs des photos de l’ouvrage ont déjà été publiées sur le site, mais Robert a utilisé plaisamment les ressources de l’IA pour coloriser les nombreuses images dont il disposait, sans trahir la puissance de leur témoignage. Le prologue de l’ouvrage rappelle avec pertinence la période particulière, la « rupture démographique » durant laquelle se déroule ce passage de l’enfance à l’âge adulte. Il ne concernera pas seulement les habitants des hameaux : bien des Corses qui pourront y reconnaître des transformations plus ou moins heureuses vécues par leurs familles.

Si vous voulez vous procurer cet ouvrage, vous pouvez vous adresser à Robert Stefani, à Solane. Nous serons bientôt en mesure de vous donner davantage de précisions.

A la suite de la publication de son ouvrage, les premiers lecteurs ont adressé des messages de remerciement à Robert. Nous nous permettons de les diffuser ci-dessous.


Ô chi bughjure !
Jusqu’ici j’étais un ignorant de Solane. Et pourtant, pour te reprendre, ce n’étaient pas les questions qui me manquaient. Je peux dire que je dispose enfin d’éléments que nos aînés, par pudeur ou réserve familiale, ne nous avaient évoqués qu’avec la plus grande parcimonie.
Un grand merci pour ce livre, mon oncle, qui me donne l’occasion d’avoir une autre grille de lecture de Solane et peut-être de mieux comprendre d’où je viens et finalement qui je suis.

LES ORSI


Certains souvenirs que tu évoques ne me sont pas inconnus: les 12 travaux d’Hercule de Mémé, la bienveillance timide de Pépé mais aussi la tournée de pain en Prairie, la ruche du magasin, l’abattage des vaches avec Benoît, la chasse à la poule dans le poulailler avec Mémé, les animaux dans l’écurie, André et sa force toujours disponible…
J’ai vécu de loin Solane.
Merci par ton témoignage de m’en rapprocher.

CHRISTIAN STEFANI LE 11 JUILLET 2026


J’ai reçu ton livre avec un immense plaisir et le lire fut un plaisir encore plus grand.
J’y ai appris des choses importantes mais surtout
il a réveillé en moi tant de souvenirs enfouis. J’ai vu défiler mon enfance pendant que je lisais l’histoire de la tienne.
Merci pour tout ça.
À très bientôt

JANINE CINQUINI FORINI LE 4 JUILLET 2026


Mon cher Robert,

Comme tu occupes bien ta retraite et en fais profiter ta famille ! Arbre généalogique Stefani, vitraux de Saint-Michel et maintenant tes souvenirs !!!! Merci mille fois .

Toutes mes félicitations mon cousin, pour cette rétrospective de seulement dix années de ta vie qui se lit , pour moi du moins, comme un retour … à une source qui m’a marquée indélébilement et que je te remercie de me faire partager.

Quelle riche idée d’avoir immortalisé une partie de ton enfance et d’avoir remis l’histoire familiale et locale dans son contexte historique. J’imagine aisément le travail que tu as fourni là, mais aussi la satisfaction que tu as eue en effectuant ces recherches .
En avais-tu conçu l’idée depuis longtemps ?

Non seulement je suis « partie » à Solane hier à midi ( heure du facteur et de l’immense surprise ), mais j’y suis restée encore en ta compagnie, non : en votre compagnie à tous (chers oncles et tantes et cousin.e.s ,ami.e.s). J’ai même passé la nuit avec tous ceux qui en plus d’avoir été et d’être des noms pour moi ,ont occupé une grande partie de mes souvenirs personnels et de mon enfance de vacancière marseillaise tels Cecce, le barbu, Paulette qui piquait mais réclamait le baiser, Mingo qui me faisait peur et Rinetta la cousine d’Erbaggio.

Tu as été à la rude école de Solane puis de l’internat et tu me permets ainsi de revivre pendant ces dix années difficiles mais néanmoins heureuses pour toi, tout un pan de ma vie d’enfant gâtée et insouciante, fille unique retrouvant dans la chaude ambiance de Solane l’affection de tous ceux que j’aimais tant auxquels j’ajouterai Ali, Moro et Bijou…
Merci pour tous les termes corses, les photos d’archives et les recettes qui rendent nostalgiques, merci , merci.

Voilà que ton livre va alimenter les conversations familiales que ce soit à Lyon, à Cologne, à Reeuwijk ou encore ailleurs … Notre famille a essaimé, certes, mais nous sommes tous plus ou moins attachés ineffablement à Solane.
Je chéris tous tes envois concernant les lieux familiaux et je me sens fière – non seulement d’être Corse – mais aussi d’avoir un cousin comme toi (avec lequel j’ai partagé tellement de joies).

Et que dire du pétrin Jouët à Solane dont personne n’aurait soupçonné le périple si tu n’avais pas rencontré Ghislaine !? N’est-ce pas une piste à suivre pour toi au cas où tu te sentirais une âme de détective ? Et ce bandit ? Bandit d’honneur, bien sûr !

Comme tu dis et je te cite : « tant qu’il y a des braises, le feu n’est pas éteint ». A nous de l’entretenir et de faire passer le message.

Je t’embrasse bien affectueusement ainsi que Ghislaine mais surtout n’oublie pas d’embrasser de ma part ton alter ego de Petricaggio .

MARIE CLAIRE GERHARDS STEFANI LE 30 JUIN 2026