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Le temps de fêter Saint Roch, et une nouvelle averse bienfaisante a rafraîchi Nocario.

C’est à nouveau le Père Bogdan Brzys qui est venu célébrer la Saint Roch en l’église Saint Michel de Nocario. Plusieurs fidèles n’entrent qu’in extremis au début de la messe, par timidité ou retenus par les conversations amicales, mais finalement une cinquantaine de personnes assistent à la célébration, avec recueillement et attention. Quelques volontaires ont préparé la statue du Saint, vénéré dans toute la Corse, afin qu’après la bénédiction des traditionnels pains on puisse tous ensemble faire le tour de l’église paroissiale. La fidélité à cette tradition est intacte, rassemblant croyants et sceptiques dans un rituel qui rappelle le soin à s’apporter les uns envers les autres, au-delà de nos seules communautés comme le rappelait le célébrant en commentant l’Evangile de la cananéenne, et comme l’évoquait une des intentions de prière universelle.

Quelques minutes après la fin de la messe, une nouvelle averse est venue abreuver la terre assoiffée, comme pour conforter nos espérances.

Images : Nanou Battesti

10 août : fidèles à la tradition, nous fêtons Saint Laurent.

C’est le père Brzys Bogdan, Recteur de la mission polonaise en France, qui avait déjà célébré la fête de Saint Roch en 2017, que nous avons retrouvé pour la messe de Saint Laurent. Dans son homélie, il nous a invité à la méditation sur le sens profond de « tomber » et de « mourir » dans l’Évangile du jour. « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jean 12) où nous sommes invités à réfléchir aux séparations que nous imposent nos vies.
Après le Dio vi Salvi final, accompagné par la guitare de Nicolas Mattei, la courte procession s’est mise en marche, avec des volontaires porteurs de plusieurs générations, et tout le monde a été invité à déguster les « frappe »encore tièdes pour un moment d’amitié villageoise. Merci à la municipalité pour l’organisation de cet agréable goûter.

Un baptême à Nocario

Bien que les baptêmes d’enfants aient considérablement diminué de nos jours, (70 % des naissances en 1970 et seulement 25% en 2025) il pourrait être excessif de signaler un baptême comme un événement exceptionnel dans notre commune. Pourtant, si nos renseignements sont justes, c’est Matthieu Mattei, aujourd’hui un adulte, qui fut le dernier enfant baptisé dans notre village, à la chapelle Saint Jean de Celle e Petricaghju. (Erratum : Maelle Battesti nous a confié que c’est elle la dernière baptisée de la commune, en 2002 à Saint Michel. Qu’elle nous pardonne) Il s’agissait bien ce dimanche 9 août d’un événement susceptible de réjouir les habitants de Nocario, d’autant que le bel enfant de 10 mois, Maxence, accueilli dans la communauté chrétienne est l’arrière petit-fils de Robert Stefani, le petit-fils de sa fille Isabelle et le fils de son petit-fils Georges et de Margot. Le frère de Georges, Esteban, est le parrain et Ophélie, une amie de Margot, la marraine. Le père Piotr, qui célébrait, s’est dit particulièrement heureux de ce baptême, témoignage de la confiance des parents dans ce sacrement qui fait du baptisé un enfant de Dieu. L’église Saint Michel était remplie non seulement de la famille, mais aussi des nombreux nocariais heureux de partager ce moment avec une famille dont l’histoire est indissociable de l’histoire même de notre village. Un généreux goûter était offert à tous à l’issue de la cérémonie, et beaucoup se sont attardés pour profiter de la chaleur adoucie et des émerveillements de Maxence dont les petites jambes commençaient à arpenter la promesse de sa jeune vie. Merci à Robert et à sa famille de nous avoir ainsi réunis.

Une nouvelle croix au sommet du San Pedrone

Le samedi 6 août, dès les premières heures de la matinée, de nombreux habitants des villages alentour du mont San Pedrone, Morosaglia, La Porta, Nocario, entre autres, se sont dirigés vers le plus haut sommet de la Corse schisteuse, à 1767m d’altitude, où le regard découvre l’ensemble des hauts sommets de l’île, et où l’âme ressent un appel vers le ciel.

De nombreux sommets du monde chrétien élèvent, comme Moïse le serpent d’airain, une croix, peut-être pour surmonter les anciennes croyances païennes qui divinisaient les montagnes imposantes, ou pour rapprocher les peuples de ce ciel auquel beaucoup aspirent. « O croix dressée sur le monde » chante le cantique, croix qui appelle toutes les croix des montagnes et d’ailleurs à rappeler pour la chrétienté cette unique espérance.

Sans aller jusqu’à la haute spiritualité, nombreux ceux qui sont attachés culturellement à ce symbole dont on peut espérer qu’il touche les cœurs au delà de simples revendications identitaires. Celle du San Pedrone, érigée en bois de hêtre, avait fini par succomber à la force des vents et l’acharnement des eaux. Il s’agissait de la remplacer. Plusieurs initiatives non concertées se sont heurtées, mais finalement ce sont plusieurs confréries locales, particulièrement celle de Quercitellu e Stoppia Nova, la Cunfraterna Santa Croce, qui ont piloté le projet. Une solide platine avait été installée, et c’est par hélicoptère que la nouvelle croix en châtaignier a été déposée dans son socle, puis arrimée par de solides haubans d’acier.

A consulter le cadastre, on voit que les quatre parcelles qui se joignent au sommet du San Pedrone appartiennent aux communes de Salicetu, San Lorenzu, Campana et Nucariu. Toutefois, une paroisse qui n’y a pas de terre, Piedicroce, s’était vu attribuer autrefois le San Pedrone, mais cela reste aujourd’hui controversé. Notre récent ancien maire, Paul Battesti, était présent lors de la mise en place de la nouvelle croix et lors de son inauguration, un peu plus tard, le 6 août 2026.

Paul Battesti au pied la nouvelle croix du San Pedrone, le jour de son installation

Y étaient également le jour de l’inauguration et de la bénédiction, près de 25 jeunes du village, lors de la messe célébrée le dimanche 6 août.

Une des marcheuses a hélas été prise pendant la montée d’un malaise qui a provoqué une blessure dans sa chute. Heureusement, les secours sont promptement arrivés pour hélitreuiller la victime et la transporter en établissement de soins.

Merci à Maelle Battesti pour avoir été présente lors de la bénédiction de la nouvelle croix et avoir fourni renseignements, images et vidéos.

APÉRITIF ESTIVAL 8 août 2026

Ce temps de canicule a l’avantage d’offrir de longues soirées tièdes où peuvent se prolonger les conversations des retrouvailles. Une mention spéciale à une équipe de jeunes, filles et garçons, parfaitement coordonnées et soucieux du bon service qui se sont affairés tout au long de la soirée pour que chacun puisse en profiter agréablement. Nanou Battesti et Nicolas Mattei ont assuré avec talent pendant plus d’une heure une ambiance musicale de grande qualité, jazz manouche, guitare corse et choros brésilien heureusement mêlés.

Une équipe dévouée et efficace

des musiciens talentueux

Fête de la Saint Christophe 2026

La municipalité de Polveroso a cette année tenté de redonner plus d’éclat à cette fête que beaucoup d’habitants de Nocario ont connue dans leur enfance comme événement estival joyeux et promesse de petits jouets proposés par les stands de kermesse. Quelques stands de produits artisanaux, des tables et des chaises pour déguster crêpes, fiadone et boissons, une assistance assez nombreuse et des véhicules présentés à la traditionnelle bénédiction. Un agréable renouveau de piété populaire et de réjouissance villageoise.

VIA ROMANA 2026


L’averse de la nuit n’avait pas vraiment fait baisser la température que les coureurs ont dû affronter tout au long des parcours. Un avantage, toutefois : l’absence de poussière sur les sentiers. Notre commune comporte deux points de contrôle et de ravitaillement, l’un sur la place di U Petricaghju, l’autre à nantu a riba à Nocario, ce qui permet d’encourager les participants.

Lambert Santelli et Noël Giordano au coude a coude au passage a Nocario sur la 50km.

Souvenirs d’enfance à Nocario par Robert Stefani

Robert Stefani a marqué son attachement au village de Nocario par des actions dont beaucoup peuvent témoigner, et par des productions bien visibles dans les églises de nos hameaux : un mémorable « Rallye des cinq fontaines » le 21 juillet 2007 pour explorer le terrain de jeux de ceux qui ont passé tout ou partie de leur enfance à Nocario, la réalisation d’une vingtaine de vitraux qui ornent aujourd’hui Saint Michel, Sainte Barbe, Saint Martin et Saint Jean Baptiste, et son précieux témoignage pour l’article sur Solane que vous avez pu lire sur ce site.

Dans ses nombreux projets, il y avait celui de rédiger ses souvenirs d’une enfance passée à Nocario, afin de ne pas perdre ces moments de vie partagés avec bien des habitants du village, encore vivants ou trop tôt disparus. Depuis le mois de mai de cette année 2026, c’est chose faite. Outre le témoignage personnel de Robert, la relation de son vécu et celui de sa famille, vous trouverez dans cet ouvrage édité à compte d’auteur l’évocation de bien des personnages remarquables de Nocario, campés avec tendresse et observés avec justesse. Robert ne se contente pas du récit de ses souvenirs, il prend de temps à autre le recul de la réflexion, sur les êtres et les choses, afin de nous offrir, avec la nostalgie, l’ouverture à une méditation sur le temps qui transforme nos communautés et nos lieux de vie.

Plusieurs des photos de l’ouvrage ont déjà été publiées sur le site, mais Robert a utilisé plaisamment les ressources de l’IA pour coloriser les nombreuses images dont il disposait, sans trahir la puissance de leur témoignage. Le prologue de l’ouvrage rappelle avec pertinence la période particulière, la « rupture démographique » durant laquelle se déroule ce passage de l’enfance à l’âge adulte. Il ne concernera pas seulement les habitants des hameaux : bien des Corses qui pourront y reconnaître des transformations plus ou moins heureuses vécues par leurs familles.

Si vous voulez vous procurer cet ouvrage, vous pouvez vous adresser à Robert Stefani, à Solane. Nous serons bientôt en mesure de vous donner davantage de précisions.

A la suite de la publication de son ouvrage, les premiers lecteurs ont adressé des messages de remerciement à Robert. Nous nous permettons de les diffuser ci-dessous.


Ô chi bughjure !
Jusqu’ici j’étais un ignorant de Solane. Et pourtant, pour te reprendre, ce n’étaient pas les questions qui me manquaient. Je peux dire que je dispose enfin d’éléments que nos aînés, par pudeur ou réserve familiale, ne nous avaient évoqués qu’avec la plus grande parcimonie.
Un grand merci pour ce livre, mon oncle, qui me donne l’occasion d’avoir une autre grille de lecture de Solane et peut-être de mieux comprendre d’où je viens et finalement qui je suis.

LES ORSI


Certains souvenirs que tu évoques ne me sont pas inconnus: les 12 travaux d’Hercule de Mémé, la bienveillance timide de Pépé mais aussi la tournée de pain en Prairie, la ruche du magasin, l’abattage des vaches avec Benoît, la chasse à la poule dans le poulailler avec Mémé, les animaux dans l’écurie, André et sa force toujours disponible…
J’ai vécu de loin Solane.
Merci par ton témoignage de m’en rapprocher.

CHRISTIAN STEFANI LE 11 JUILLET 2026


J’ai reçu ton livre avec un immense plaisir et le lire fut un plaisir encore plus grand.
J’y ai appris des choses importantes mais surtout
il a réveillé en moi tant de souvenirs enfouis. J’ai vu défiler mon enfance pendant que je lisais l’histoire de la tienne.
Merci pour tout ça.
À très bientôt

JANINE CINQUINI FORINI LE 4 JUILLET 2026


Mon cher Robert,

Comme tu occupes bien ta retraite et en fais profiter ta famille ! Arbre généalogique Stefani, vitraux de Saint-Michel et maintenant tes souvenirs !!!! Merci mille fois .

Toutes mes félicitations mon cousin, pour cette rétrospective de seulement dix années de ta vie qui se lit , pour moi du moins, comme un retour … à une source qui m’a marquée indélébilement et que je te remercie de me faire partager.

Quelle riche idée d’avoir immortalisé une partie de ton enfance et d’avoir remis l’histoire familiale et locale dans son contexte historique. J’imagine aisément le travail que tu as fourni là, mais aussi la satisfaction que tu as eue en effectuant ces recherches .
En avais-tu conçu l’idée depuis longtemps ?

Non seulement je suis « partie » à Solane hier à midi ( heure du facteur et de l’immense surprise ), mais j’y suis restée encore en ta compagnie, non : en votre compagnie à tous (chers oncles et tantes et cousin.e.s ,ami.e.s). J’ai même passé la nuit avec tous ceux qui en plus d’avoir été et d’être des noms pour moi ,ont occupé une grande partie de mes souvenirs personnels et de mon enfance de vacancière marseillaise tels Cecce, le barbu, Paulette qui piquait mais réclamait le baiser, Mingo qui me faisait peur et Rinetta la cousine d’Erbaggio.

Tu as été à la rude école de Solane puis de l’internat et tu me permets ainsi de revivre pendant ces dix années difficiles mais néanmoins heureuses pour toi, tout un pan de ma vie d’enfant gâtée et insouciante, fille unique retrouvant dans la chaude ambiance de Solane l’affection de tous ceux que j’aimais tant auxquels j’ajouterai Ali, Moro et Bijou…
Merci pour tous les termes corses, les photos d’archives et les recettes qui rendent nostalgiques, merci , merci.

Voilà que ton livre va alimenter les conversations familiales que ce soit à Lyon, à Cologne, à Reeuwijk ou encore ailleurs … Notre famille a essaimé, certes, mais nous sommes tous plus ou moins attachés ineffablement à Solane.
Je chéris tous tes envois concernant les lieux familiaux et je me sens fière – non seulement d’être Corse – mais aussi d’avoir un cousin comme toi (avec lequel j’ai partagé tellement de joies).

Et que dire du pétrin Jouët à Solane dont personne n’aurait soupçonné le périple si tu n’avais pas rencontré Ghislaine !? N’est-ce pas une piste à suivre pour toi au cas où tu te sentirais une âme de détective ? Et ce bandit ? Bandit d’honneur, bien sûr !

Comme tu dis et je te cite : « tant qu’il y a des braises, le feu n’est pas éteint ». A nous de l’entretenir et de faire passer le message.

Je t’embrasse bien affectueusement ainsi que Ghislaine mais surtout n’oublie pas d’embrasser de ma part ton alter ego de Petricaggio .

MARIE CLAIRE GERHARDS STEFANI LE 30 JUIN 2026

PROCESSION NOCARIO-CAMPANA-VERDESE.

Comme tous les ans depuis des lustres nos 3 villages voisins ont perpétue la tradition de la procession du Vendredi Saint . Sous un beau temps un peu frisquet de nombreuses personnes ont réalisé la boucle qui relie les 3 villages en partie par la route departementale mais également par des sentiers au milieu de notre châtaigneraie. Et bien sûr accompagné de chants et prières dans chaque chapelle et église.