Durant ce week end d’intempéries la commune a été privée d’électricité durant de longues heures en raison de chutes d’arbres sur les lignes électriques obligeant les agents EDF à survoler la région en hélicoptère a la recherche des lignes endommagées. Survolant à très basse altitude les maisons il semblait meme s’être posé sur l’une d’entres elles. Illusion d’optique !!!!!!!!
L’hélicoptère semble s’être posé sur le toit d’une maison
C ‘est par une température à peine positive que la neige s’est invitée dans la pieve d’Orezza rappelant que l’hiver arrivait a grands pas. Une quinzaine de centimètres en haut du village tombés dans la nuit de vendredi à samedi ont comme toujours rendu le paysage magnifique malgré le temps gris et bouché. Premieres photos de ce samedi matin. D’autres suivront bientôt prises a l’Erbaghiu et à Petricaghiu.
Afin de réaliser de nouveaux sondages, une piste est en cours de réalisation depuis Solane afin d ‘accéder à la zone située sous le cimetière. Ces sondages devraient permettre de savoir enfin si le site est récupérable ou non.
A la demande du curé de la paroisse la messe célébrée en l ‘honneur de St Martin a été célébrée en plein air à la faveur d’un temps clément. Une petite assistance était présente pour ce traditionnel rendez vous. La cérémonie s’est terminée à la salle des fetes de St Michel par le verre de l’amitié.
Beaucoup d ‘habitants de la commune connaissent A casa Paoletti située a u Petricaghiu sur la petite place de l’église St Jean. Donnée par la famille Paoletti au Parc Naturel Régional de la Corse il y a une vingtaine d’années elle avait été totalement rénovée et abrite certains services administratifs du Parc mais accueille également des scolaires pour des journées consacrées à l’environnement ainsi que différents séminaires. Durant plusieurs années la partie basse de la maison était occupée par les ateliers d’ébenisterie de Pantaléon Alessandri. Pourtant bon nombre d’habitants de la commune ne connaissent pas le magnifique intérieur de la bâtisse. En voici quelques images .
Façade de la Casa Paoletti sur la place Saint Jean
Après un été caniculaire qui n’en finissait plus, entraînant une sécheresse sans précédent, il a fallu attendre le début novembre pour retrouver enfin un vrai temps d’automne conforme au calendrier.
Les travaux d’accessibilité et d’embellissement de la montée autour de la chapelle Saint Jean-Baptiste à Pietricaggio sont maintenant terminés. Un nouvel accès au bas de E Celle qui modifie très sensiblement l’ancienne vision que l’on avait de cette partie du hameau, grâce à deux montées dallées de lauzes grises inégales et bien jointées. Côté nord-ouest de la chapelle, une longue descente (ou montée) en pas d’ânes vers (ou depuis) la place Saint Jean, côté sud un escalier plus raide aux marches planes vers (ou depuis) l’entrée de la maison de Pantaléon Alessandri. A l’arrivée (ou au départ, c’est selon) deux grandes marches qui accèdent doucement à l’allée herbeuse et souple devant le groupe de maisons du hameau de E Celle. Un travail soigné et durable de l’entreprise Jean-Louis Storail, aux bons soins de la municipalité de Nocario.
Entrée haute de l’escalier
Arrivée entre Léon Alessandri et Maison Carletti/Albin
Montée depuis l’entrée de Pantaléon Alessandri le long de la chapelle
Devant l’entrée de Pantalon Alessandri
Depuis la place saint jean
En descendant vers la place saint Jean le long de la chapelle
Le portail à dissuader les vaches
Entre Pantaléon Alessandri et Michel Carletti/Paul Albin
De nombreuses familles de notre village recèlent dans leurs tiroirs ou leurs greniers de véritables trésors. Il ne s’agit ni d’or ni d’argent, ni de pierres rares, mais d’objets témoignant du patient travail des ancêtres, dont la valeur n’est pas commerciale, mais digne d’un grand respect, tant ces « objets inanimés » nous renseignent sur ce que pouvaient être les vies des anciens habitants de notre village.
Marinette présente les pièces de lin qu’elle conserve précieusement
Lorsque Marinette Carbuccia, 97 ans et toujours bon pied bon œil, fait partager la pulenda à ses convives, on renverse la bouillie brûlante de farine de châtaignes sur une toile de lin blanc. Selon Marinette, ce linge a été tissé avant sa naissance, par sa grand-tante Irène, la soeur de son grand père.
Les fibres serrées de la pièce de lin
Plus respectable encore, les fibres qui composent ce linge viennent du lin planté, récolté, roui et teillé à Nocario, à une époque où nombre de villages de Castagniccia vivaient presque en autarcie.
L’évocation de l’histoire de cette modeste pièce de tissu a réveillé dans le cœur de Marinette le souvenir de celle qui la tissa, Tante Irène, que Mme Carbuccia porte haut dans son affection et sa reconnaissance, car comme cela arrivait dans les familles, cette grand-tante n’eut « jamais le temps de se marier », bien qu’un prétendant l’ait attendue toute sa vie. C’était elle qui s’occupait de ses 6 neveux et nièces pour permettre à la famille d’assumer tous les travaux de subsistance. C’est d’ailleurs en honneur de cette femme remarquable que l’une des filles de Marinette porte son nom.
Le bassin où se faisait le rouissage est depuis longtemps comblé. Marie-Noëlle, nièce de Marinette, possède encore le rouet qui servait à filer les fibres de lin.
L’ancien rouet
Avec ces quelques pièces de tissu, c’est tout ce qu’il reste de cette activité de tissage dont on admire aujourd’hui le savoir-faire villageois. Avoir sur cela un regard attentif et reconnaissant est bien le moindre remerciement qu’on peut exprimer aujourd’hui, où si l’on est dans de beaux draps, ce ne sont plus ceux fabriqués par les mains fortes, expertes et patientes de nos ancêtres.